Fiches individuelles


DEMAISON André Aimé
instituteur public

Naissance : 19 avril 1923 à Lautenbach mairie de Wiebelskirchen (Sarre) ( Source )
Une copie de l'acte de naissance de André figurant au registre d'Etat Civil de Wiebelskirchen a été établie par l'Officier d'Etat Civil Hell le 17 mai 1923. Elle a ensuite été traduite puis transcrite le 11 juin 1923 dans le registre d'Etat Civil d'Allonzier la Caille par Célestin Lavorel, maire de cette commune.
Il va se cacher à Larringes : octobre 1943 à Larringes 74500 ( Source )
Monsieur Bochaton avait connu son père, Camille, en faisant ferrer son cheval chez le maréchal ferrant d'Evian, Monsieur Fillon. Ils s'étaient liés d'amitié et Camille venait l'aider aux travaux agricoles. Monsieur Bochaton avait 6 filles dont Madame Perrière et Madame Vicin, ancien maire de Larringes également. André a écrit quelques lettres à Daisy, sa future épouse, que Madame Perrière allait porter dans la boite aux lettres de celle-ci, place du marché à Evian. Comme Monsieur Bochaton était maire de Larringes, il recevait régulièrement la visite des gendarmes et André était obligé d'aller se cacher très rapidement. D'après Madame Perrière, ceux-ci étaient parfaitement au courant de la présence d'André mais étaient complices.
Arrestation par la milice : 9 mars 1944
Internement au Savoie léman : 9 mars 1944 à Thonon-les-Bains 74200
Intendance et prison à Annecy : 13 mars 1944 à Annecy 74000
Lettre de l'Intendance à Annecy : 21 avril 1944 à Annecy 74000 Lettre d'André de l'Intendance à Annecy à ses parents d'Evian en avril 1944
1.    Le 21-4-43 2.   Chers parents 3.   Je ne sais pas si j'arriverai à faire passer cette lettre jusque chez la tante 4.   mais j'ai une combine et je l'essaie. Je veux tout de suite vous dire qu'il ne faut pas vous en 5.   faire sur mon compte. Je serai probablement envoyé au STO : le plus tôt sera le mieux car il 6.   me tarde de sortir de l'intendance. Je ne tiens pas à rester ici car nous sommes sous un régime 7.   arbitraire et trop près des Allemands. Normalement nous devrions être soumis au régime 8.   politique, c-a-d que nous devons avoir le droit d'écrire, de recevoir des visites et des colis. 9.   Aujourd'hui nous avons réclamé auprès des inspecteurs, nous avons demandé aussi qu'on 10.   puisse rendre le linge sale. La vie est supportable maintenant que les inspecteurs de la police 11.   spéciale sont partis. C'étaient les matraqueurs. Toute la journée, une partie de la nuit on entendait 12.   hurler ceux qui étaient interrogés. J'en ai vus certains complètement assommés qui avaient le 13.   derrière tout noir, depuis les reins jusqu'au bas des cuisses. Dernièrement un jeune d'Annecy 14.   en est mort (colonne vertébrale cassée). Je ne compte pas ceux qui avaient le derrière entamé 15.   par les coups de nerf de bœuf, la figure enflée, etc….. Je me suis fait un peu battre à 16.   Thonon, des gifles en nb indéterminé et qq coups de poing dans l'estomac. C'était pour me 17.   faire dire celui qui avait donné les cartes en Décembre dernier : Marchand Henri, qui est 18.   parti en Suisse. Maintenant l'orage est passé. Nous faisons un peu attention à cause 19.   d'un mouchard dans notre chambre qui n'est vraiment pas chic. Nous sommes 6 dans 20.   la chambre dont 5 communistes. Il y en a une soixantaine à l'Intendance de toute 21.   la Hte Savoie et de Chambéry. Il y a aussi 7 ou 8 femmes. En tout nous sommes dans 22.   les 80. Les nouveaux inspecteurs sont beaucoup plus chics avec nous et les gendarmes 23.   aussi. 24.   Tous les copains du bahut sont venus me voir, même les copines. Ils sont vraiment chics et 25.   m'ont fait parvenir des colis et du tabac.(à propos, ce n'est plus la peine de m'en envoyer). 26.   Nous pouvons causer quelques minutes le soir, vers 7 heures, quand la garde est relâchée. 27.   J'ai vu Mr Roy. Il faut que tu dises à Mme Roy qu'elle envoie Mme Mottu 28.   le Samedi avec ses colis (pain, viande, fromage surtout et du tabac). Dans le colis qui 29.   passe vers les inspecteurs, du pain et ce qui peut passer). Le reste par petits paquets 30.   sera déposé chez l'épicière que tu connais (en face de la fenêtre). Cette femme là 31.   aussi est chic pour nous. C'est grâce à elle si nous pouvons manger un peu mieux 32.   que ce que le S.N. nous donne : carottes pas cuites, navets, etc… Le dimanche nous 33.   mangeons bien. Après qq réclamations le pain a doublé. Nous en avons suffisamment. 34.    Je crois que nous sommes ici pour un bon moment encore. J'ai trouvé une 35.   place épatante après ma libération, dans les transports. Le directeur des transports 36.   d'Annecy, Mr Cladé, qui est chic, me l'a proposé. 2000x au début, tout de suite et 37.   ça monte vite surtout avec mon instruction. 38.   Les évenements marchent vite ces derniers temps et on parle du proche débarquement. 39.   J'ai aperçu mardi dernière la tante d'Annecy et la tante Augustine mais 40.   nous n'avons pas pu parler. Je me demande si Moulard est toujours à la 41.   maison d'arrêt. 42.   (Je v)ous envoie mes meilleurs baisers. 43.   (Bo)njour aux copains André ligne 1 : erreur d'année, c'était en 1944.
Transfert à la prison Saint Paul à Lyon : 1 mai 1944 à Lyon 69000
C'est de cette prison lyonnaise que partaient bon nombre de convois de déportation.
Remise aux autorités allemandes : 29 juin 1944 à Lyon 69000 ( Source )
Départ pour l'Allemagne : 2 juillet 1944 à Dachau
On lui attribuera le matricule 76.062.
Départ pour Kempten : 3 août 1944 à Kempten
Libération : 27 avril 1945 à Füssen
Retour à Evian : 8 mai 1945 à Évian-les-Bains 74500
Il sera accueilli par ses parents ainsi que par (la future) Madame Perrière qui viendra boire l'apéritif chez ceux-ci, rue de Clermont. Daisy n'était pas là.
Poste à Chevenoz : janvier 1946 à Chevenoz 74500 Le Fion
Poste à Saint-Paul : septembre 1947 à Saint-Paul 74500
Poste à Neuvecelle : septembre 1951 à Neuvecelle 74500
Poste à La Détanche : septembre 1957 à Évian-les-Bains 74500 La Détanche
Construction de la maison : vers 1958 à Neuvecelle 74500 17 parc d'Ausnières
Poste à Evian : vers 1960 à Évian-les-Bains 74500
Décès : 19 mars 1995 à Évian-les-Bains 74500 avenue d'Abondance ( Source )
Inhumation : 22 mars 1995 à La Balme-de-Sillingy 74330
Il a été incinéré.

Père : DEMAISON Camille ( 1894 - 1964 )
Mère : BONNET Alice Alexina Francise ( 1897 - 1984 )

Union : MONNIN Daisy Marguerite Marcelle ( 1923 - ? )
Mariage : 31 août 1946 à Évian-les-Bains 74500 ( Source )
Il n'a pas été fait de contrat de mariage.
Enfants : DEMAISON Gilles Camille Marcel ( 1947 - ? )
DEMAISON Joëlle Alice Marguerite ( 1953 - ? )
DEMAISON Luc Georges ( 1958 - ? )
DEMAISON André Aimé
DEMAISON Camille
DEMAISON Damas
PERNOUD Sophie
BONNET Alice Alexina Francise
BONNET François Marie
VUACHET Joséphine Marguerite




DEMAISON Camille
préposé des douanes

Naissance : 9 juin 1894 à Allonzier-la-Caille 74350 ( Source )
Domicile : entre 1921 et 1928 à Lautenbach
Ces dates sont approximatives.
Domicile : 1928 à Évian-les-Bains 74500 ( Source )
Ce retour s'est fait en tout cas avant 1935, date à laquelle la Sarre est
Photo : vers 1935 à Saint-Julien-en-Genevois 74160
Domicile : 1935 à Évian-les-Bains 74500 3 rue Source de Clermont
Quand il est arrivé d'Allemagne, il a habité tout d'abord rue du Casino, au dessus de la forge de M. Louis Fillon. Il a ensuite déménagé rue de Clermont où il habitait déjà en 1940.
Rencontre avec Eugène Bochaton : 1936 à Évian-les-Bains 74500 ( Source )
Camille allait aider Monsieur Fillon dans sa forge car il connaissait le métier puisque c'était celui de son père Damas. Il a donc eu l'occasion de ferrer et de soigner Bijou, qui avait une maladie des sabots, le cheval de Monsieur Bochaton. Ils se sont liés d'amitié et Camille allait aider ce dernier aux travaux agricoles pendant ses jours de repos. Il était très indépendant et Monsieur Bochaton lui faisait confiance et le laissait faire ce qu'il voulait. Il était payé en nature et Madame Perrière se souvient qu'il aimait beaucoup les prunes !
Evénement :
Décès : 29 mai 1964 à Évian-les-Bains 74500

Père : DEMAISON Damas ( 1846 - 1920 )
Mère : PERNOUD Sophie ( 1851 - 1912 )

Union : BONNET Alice Alexina Francise ( 1897 - 1984 )
Mariage : 17 avril 1920 à Allonzier-la-Caille 74350
Enfants : DEMAISON Louis ( 1921 - 1921 )
DEMAISON Fernand ( 1921 - 1921 )
DEMAISON Raymond Clément Victor Aimé ( 1922 - ? )
DEMAISON André Aimé ( 1923 - 1995 )
DEMAISON Camille
DEMAISON Damas
DEMAISON Jean-Pierre
FAVRE Josephte
PERNOUD Sophie
PERNOUD François
GERMAIN Marie




DEMAISON Céline
Naissance : 19 janvier 1882 à Allonzier-la-Caille 74350
Décès : 30 avril 1882 à Allonzier-la-Caille 74350

Père : DEMAISON Damas ( 1846 - 1920 )
Mère : PERNOUD Sophie ( 1851 - 1912 )

DEMAISON Céline
DEMAISON Damas
DEMAISON Jean-Pierre
FAVRE Josephte
PERNOUD Sophie
PERNOUD François
GERMAIN Marie




DEMAISON Céline
Naissance : 7 juin 1888 à Allonzier-la-Caille 74350

Père : DEMAISON Damas ( 1846 - 1920 )
Mère : PERNOUD Sophie ( 1851 - 1912 )

Union : SUBLET Pierre ( 1879 - ? )
Mariage : 24 octobre 1908 à Allonzier-la-Caille 74350
DEMAISON Céline
DEMAISON Damas
DEMAISON Jean-Pierre
FAVRE Josephte
PERNOUD Sophie
PERNOUD François
GERMAIN Marie




DEMAISON Claudius
plâtrier

Naissance : 27 octobre 1879 à Allonzier-la-Caille 74350
Domicile : 17 janvier 1959 à Aubergenville 78410 hameau de Vaux les Huguenots ( Source )
Domicile : 29 février 1960 à Aubergenville 78410 hameau de Vaux les Huguenots ( Source )
Quand il est décédé, il était retraité et veuf.
Décès : 1 mars 1960 à Meulan 78250 1 quai Albert 1er ( Source )
Sur son acte de décès, son nom est Démaison.

Père : DEMAISON Damas ( 1846 - 1920 )
Mère : PERNOUD Sophie ( 1851 - 1912 )

Union : TESTOUD Cécile Alice ( 1883 - 1959 )
Mariage : 30 avril 1904 à Paris 75000
DEMAISON Claudius
DEMAISON Damas
DEMAISON Jean-Pierre
FAVRE Josephte
PERNOUD Sophie
PERNOUD François
GERMAIN Marie


                     


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